
















0:00
/
0:00
Aux femmes du monde
Les gamins dans la rue
Mes garçons
Graines d'espoir
Salam hey
Marie Coutant chante et s’accompagne à la guitare depuis l’âge de 20 ans. Autrice compositrice interprète, elle possède une voix puissante très singulière, un charisme sur scène évident et authentique, une écriture au talent incontestable. Elle a eu l’honneur de partager la scène en première partie d’artistes renommés ; Tri Yann, Fabienne Thibault, Nilda Fernandez, La Tordue, Lhasa De Sela, Linda Lemay, Sapho, Renaud, Zacchary Richard, Thomas Fersen et son « idole » Jacques Higelin. Elle a fait de nombreux concerts dans l’Indre (son département de résidence), en Région Centre Val de Loire, à Tours, Orléans, Bourges, Issoudun, à Poitiers, Bordeaux, Bayonne, St Lô, Le Mans, en Bretagne, en Corse, en Occitanie, en Nouvelle-Aquitaine, en Belgique, Allemagne, Pologne, Turquie… Elle s’est formée au Studio des Variétés à Paris (chant, danse, écriture, improvisation), au Cifap à Montreuil (production musicale, communication, vente), avec le cabinet Harmoniques (coaching vocal et scénique) à Paris et a été repéré dans ses débuts par Jean-Claude Marchet (les Bains Douches à Lignières), Pierre Barouh (Saravah), Jean-Claude Barens (Euroscène Evènements). Elle a enregistré plusieurs albums et a collaboré avec d’autres artistes ou musiciens sur de nombreux projets : Léandre Boizeau, Kent, Debout sur le Zinc, Sébastien Mic Macher, Karine Gauthier, Cyrille Peltier, Arnaud Méthivier, Pierre Chérèze, Cwerwony Tulipan, Romain Lévêque, Jean-Charles Bavouzet, Grégory Jolivet, Daniel Langlois, Séverin Valière, Jérôme Sallé et les photographes Francis Vernhet, Gilles Guillemain, Alexandra Péala, Dorothy Shoes, Jean Frémiot, Paul Da Silva, Morgan Brisson. Elle collabore aujourd’hui sur de nombreux projets de création musicale et tourne son spectacle en solo « Aux femmes du monde » ou accompagnée de Bruno Pasquet à la basse, Romain Lévêque à la batterie et Anthony Allorent à la régie son.
Comme vous en avez sans doute entendu parlé, le milieu de la culture est très fortement touché par les coupes budgétaires annoncées. Le spectacle vivant, de l’audio-visuel et aussi celui de l’éducation artistique sont fortement impactés. On a pas de tracteurs pour faire du bruit et tout bloquer, les médias Bolloré and co détournent le regard de nos actions (sauf sous l’angle terroriste) mais on est encore là !
La culture riposte, avec tous ceux, toutes celles qui, comme moi se sentent sidéré.e.s devant tant de violence avec en toile de fond le désastre écologique prévu, ignoré par des gouvernants qui n’ont rien anticipé ce qui ne garantit absolument pas notre sécurité. Tandis que certains ripaillent et grossissent en tirant profit de guerres innommables, tuant, mettant des milliers de gens à la rue, d’autres vivent « en vrac dans des baraques, de tôles ondulées, de planches cassées, de toits qui craquent » (Les semelles au vent/Marie Coutant) dans des bicoques ou des maisons mal isolées dont la température avoisine les 50° degrés en saison chaude et 13° degrés en saison froide (Je n’ose plus dire été, hiver…)
« Depuis le temps qu’on nous pollue, qu’on nous nargue et qu’on s’habitue, depuis ce temps on nous informe, on nous enseigne, que tout roule quand l’argent coule, quand l’ordre règne« (Depuis le temps/Marie Coutant) Depuis le temps qu’on le chante, qu’on le dit, qu’on le peint, qu’on le photographie, qu’on le documente nous voilà mis devant les faits accomplis, pris au piège d’un esclavagisme moderne que nous avons, humains, humain.e.s intelligemment créé.
« Quand on voit cette réussite, on a envie d’échouer » (P. Font∕Ph Val)
Quand on voit où le progrès nous a mené il y a de quoi s’interroger. Et, si par hasard, on est méfiant et qu’on ose questionner le développement de l’IA dans cette société où tout va très vite, on est vite catalogué.e.s et rangé.e.s dans la case boomer rétrograde… c’est dingue qu’avec tant de connaissances on se retrouve dépendants, aveugles et sourds ?
L’artiste s’alarme, coule des larmes, sonne l’alarme, son art est une arme pacifiste qui nous invite à prendre conscience, cultiver son esprit critique, ouvrir le dialogue, les yeux, notre cœur. Mais voilà qu’au sommet de L’État ils veulent mettre en place un budget qui assèche encore les services publics et nous faisant les poches tout en culpabilisant ceux et celles qui vivent de leur art. Nous sommes montré.e.s du doigt comme des privilégié.e.s. Mais est-ce un privilège de vouloir et pouvoir vivre, s’épanouir dans son métier malgré un SMIC en fin de carrière et des conditions de travail de plus en plus précaires ? N’est-ce pas plutôt anormal de se retrouver en burn out parce qu’on accepte des rendements infernaux et des cadences insoutenables afin d’alimenter les profits de leurs multinationales ? La Terre n’en peut plus de tout cela… elle aussi elle craque !
Quand on s’attaque au monde de la culture et qu’on le coupe de ses moyens, on s’attaque à la liberté de penser et de s’exprimer. Les privilégié.e.s ce sont tous ces milliardaires qui s’enrichissent sur notre dos tout en évitant un max de taxes, qui en profitent pour acheter le vivant tout en s’asseyant sur les droits de l’Homme et du citoyen. Ils n’ont aucune honte à s’exposer aux yeux de tou.t.e.s dans leurs palais dorés, leurs bateaux et leurs jets privés. Ils règnent sans permission en polluant intensément tout en nous faisant la morale ! Il n’y a pas que l’écologie qui est en phase de détricotage, la culture aussi !
Notre pays, ferment des révolutions passées et de celles à venir a permis l’émancipation des femmes et l’évolution de droits majeurs dans le monde du travail, de l’éducation, de la santé et de l’accès à la culture. Il a été le berceau de poètes, poétesses, philosophes, musicien.e.s, peintres talentueux.ses et visionnaires s’inspirant d’admirables paysages. Un pays merveilleux où liberté de pensée et de s’exprimer rimaient avec liberté, égalité, fraternité ! Dénigrer la culture, l’accès à la santé, à l’éducation c’est montrer sa faiblesse dans une capacité à dialoguer. Comment s’étonner alors de la montée de la violence devant tant de mépris permanent ? Comment ne pas être en colère ? Et surtout, comment garder, écrire, chanter l’espoir !?
Marie Coutant – 30 juin 2025